Saint Vincent Ferrier

Du 03/03/2018 au 10/03/2018

Sur les pas de saint Vincent Ferrier en Espagne

LES PELERINS DE L'ESPERANCE

VALENCIA, ESPAGNE
3 au 10 mars 2018

Comme le souligne Monseigneur Centène, «venir à Valence, c'est venir à la source, la source de la vie et celle du baptême. C'est entrer dans l'intimité de la vie familiale de Maître Vincent. C'est vivre avec lui le temps de grâce qui a précédé les grands combats qu'il a eu à mener pour l’Église et pour la paix».

Lors de notre pèlerinage en Espagne, sur les traces de Saint Vincent Ferrier, notre petit groupe, composé d'une quarantaine de personnes, est véritablement entré dans la vie du dominicain. Ce fut, en effet, un pèlerinage d'une grande intensité tant sur le plan culturel, architectural que religieux avec une formidable ambiance entre nous. Nous avons vécu là-bas des temps de spiritualité très forts auprès de nos amis Valenciens. Un accueil fraternel, une disponibilité à toute épreuve, une gentillesse typiquement espagnole, une grande connaissance de Saint Vincent Ferrier s'est vite dégagé de nos hôtes.
Avant de vous faire découvrir notre périple au plus près et au jour le jour, il est bon de s'arrêter brièvement sur la vie de ce dominicain pas comme les autres…

Vicente Ferrer est né le 23 janvier 1350 à Valence, en Espagne. Très tôt, il fut appelé par Dieu pour une œuvre de vie remarquable tant son époque était troublée. En pleine crise de l’Église, Vincent Ferrier jouera un grand rôle pour faire cesser le Schisme d'Occident. La recherche de la paix sera aussi, pour lui, un élément fondateur de sa sainteté. En pleine guerre de cent ans, il rencontrera les plus grands souverains de son temps en agissant avec beaucoup de bienveillance et de diplomatie. Il consacrera sa vie à aider les plus pauvres, les orphelins, les malades… et à prêcher la Bonne Nouvelle et l'espérance partout en Europe. A pied ou à dos d'âne, il évangélisera les contrées les plus meurtries par la guerre, la peste et la pauvreté. C'est à l'appel du Duc Jean V qu'il arrivera en Bretagne, en mars 1418. Il mourra à Vannes le 5 avril 1419 et il sera canonisé par le pape Calixte III en juin 1455.

Valencia

Samedi 3 mars

Le départ de Rennes, en avion, s'est très bien déroulé. Après une heure et demi dans le ciel, nous arrivons à Barcelone, Barcelona International Airport. Le monde entier se retrouve ici. L'aéroport est immense. Notre car nous attend, ainsi que notre chauffeur, nommé José, puis nous prenons la direction de Peniscola… Une nuit à l'hôtel puis direction Valencia…

Dimanche 4 mars : Morella et Peniscola

Le matin, nous nous arrêtons dans le petit village de MORELLA, la plus ancienne ville médiévale d'Espagne, accompagnés de notre guide. Nous découvrons une remarquable basilique d'origine musulmane avec un retable et un orgue cousus d'or fin : une merveille !

L'après-midi, nous voilà arpentant l'ancienne ville de PENISCOLA, ville fortifiée qui accueillit le pape Benoît XIII durant le grand Schisme du Xvème siècle, ville marquée dans son architecture par l'influence musulmane. Le château féodal est magnifique et retrace l'histoire des templiers…

Lundi 5 mars 2018 : Maison natale de Vincent Ferrier et rencontres officielles

Ce matin-là, nous avons découvert notre hôtel de Valence, un très bel hôtel confortable à souhait. Après un copieux petit déjeuner espagnol, nous nous dirigeons à pied vers la maison natale de Saint Vincent Ferrier. Accompagnés par les Cavalieros, les membres de la confrérie de Saint Vincent Ferrier, le maire de Vannes, David Robo, l'adjoint à la culture, Gabriel Sauvet et le président de Vannes-Agglo, Pierre Le Bodo, nous découvrons, émerveillés, la bâtisse où naquit le saint. Aujourd'hui, il y a une église qui est construite au-dessus de la maison, la Iglesia de la Casa Natale de San Vicente Ferrer. Lorsque l'on descend dans les vestiges de la maison, près de la cuisine, on découvre un puits qui fut à l'origine d'un des miracles de saint Vincent Ferrier, le miracle du petit soulier. Revenons au XIVè siècle : Vincent Ferrier, enfant, s'amuse avec d'autres petits camarades près du puits de la maison. Un petit soulier tombe alors dans le puits, résultat de bêtises de jeunes enfants. Comment récupérer le soulier si précieux ? Le jeune Vincent se met à prier très fort pour que, comme par miracle, l'eau du puits monte suffisamment haut pour que les enfants puissent récupérer l'objet… Ils récupérèrent ainsi le petit soulier. Aujourd'hui, beaucoup de familles viennent dans la maison natale de Saint Vincent Ferrier et boivent de l'eau du puits considérée comme miraculeuse. Ce fut très impressionnant de se trouver dans le lieu de naissance de ce grand personnage.

L'après-midi, nous partons pour la cathédrale San Esteban où Vincent Ferrier fut baptisé. Nous découvrons là encore une merveille architecturale ainsi que de nombreuses connaissances sur l'un des frères du dominicain, Boniface. Puis, nous déjeunons dans un restaurant très sympathique situé dans une petite rue typique de l'Espagne avec ses couleurs chaudes et vives. Le déjeuner se déroule en compagnie des officiels qui nous ont rejoint après avoir rencontré le maire de Valence pour le lancement des Fallas, fête traditionnelle espagnole. Une conférence de presse a lieu ensuite à l'archevêché de Valence où nous attend Monseigneur Antonio Canivarès. Enfin, une messe, célébrée en présence des officiels et de l'Archevêque, terminera notre journée riche en émotion…

Mardi 6 mars : Basilique Los Desamparados et le couvent San Dominic

Le groupe commence la journée par une messe à la basilique Los Desamparados, les désemparés. Ici, les valenciens vénèrent la Vierge des abandonnés. L'édifice est une fois encore une merveille sans nom et les statues du saint trônent partout, dans toutes les églises. Ensuite, nous nous dirigeons vers la cathédrale de Valence avec son musée et la chapelle du Saint-Graal. Cela est très émouvant de se trouver en face de la coupe que Jésus-Christ a pris lors de son dernier repas avec ses disciples…

L'après-midi, nous nous dirigeons vers l'église Saint-Nicholas, San Nicola, une merveille de plus. Puis après quelques minutes de marche, nous découvrons le Couvent San Dominic dans lequel Saint Vincent Ferrier est entré à l'âge de 17 ans. Aujourd'hui, le couvent est une caserne militaire tenue par l'armée espagnole. Nous y rencontrons le Colonel Navarro, qui nous reçoit très chaleureusement. Cet accueil formidable que nous avons eu partout où nous sommes passés.
Puis, nous avons visité la cellule qu'occupait Vincent Ferrier au couvent. Une visite captivante !

 

 

Mercredi 7 mars : Marché des échanges et musée de la Santa Semana

Nous nous dirigeons dès le matin à l'église où Vincent Ferrier a fait sa première homélie. Lieu riche en découvertes artistiques sur le plan de la peinture ainsi que sur le plan de l'architecture… Nous nous dirigeons ensuite vers le plus vieux marché des échanges. Au Moyen-Age, Valence échangeait beaucoup par la mer…

L'après-midi, direction le port actuel de Valence (où l'on peut prendre le bateau pour se rendre… au Maroc). Nous visitons l'incroyable musée des chars de la Santa Semana. Ici, la semaine sainte est vécue de manière grandiose et spectaculaire avec les personnages plus vrais que nature et les hommes encagoulés, les pénitents !…

Jeudi 8 mars : l'orphelinat fondé par Saint Vincent Ferrier

En 1410, Vincent Ferrier fonda un orphelinat. Le Collège Impérial San Vicente Ferrer existe toujours et rassemble 92 orphelins et 300 élèves au total. Nous nous rendons ensuite dans la petite ville de Liria où Vincent Ferrier a réalisé le miracle de l'eau. A cette époque, une sécheresse accablait la région. On demanda à Vincent Ferrier de prier pour faire tomber la pluie et l'eau est arrivée en abondance. Les habitants de la région ont pu boire normalement. Nous nous sommes dirigés ensuite vers la mairie de Liria où nous étions attendus.
L'après-midi était consacré à la visite de l’Ermitage c'est-à-dire le lieu où Saint Vincent Ferrier réalisa le miracle de l'eau. Un temps de pause, de repos, de contemplation et de confession. Ce fut formidable de se confesser avant Pâques, en Espagne, sur des lieux que Saint Vincent Ferrier a foulé…

Vendredi 9 mars : Teulada, visite chez la sœur de Vincent Ferrier, Constanza

Cette journée, riche en découvertes, fut consacrée à la visite de Saint Vincent Ferrier à sa sœur. Il voulait prendre quelques vacances loin du tumulte des cours royales espagnoles et des guerres papales. Il décida de venir rendre visite à sa sœur, Constanza Ferrer. Nous avons été encore une fois merveilleusement accueillis par les Espagnols et... avons goutté à la traditionnelle paella !

Samedi 10 mars : Oropesa del Mar, Barcelone et décollage vers la Bretagne…

Comme Saint Vincent Ferrier, nous prenons la route vers la Bretagne, non pas à dos d'âne mais en avion. Modernité oblige !
Nous étions «les pèlerins de l'espérance» et nous pouvons dire «que le Dieu de l'espérance nous remplisse de toute joie et de paix dans la foi, afin que nous débordions d'espérance par la puissance de l'Esprit Saint » (Rm 15-13).

Stéphane Luherne

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