Saint Vincent Ferrier

Chant "Ô bienheureux saint Vincent"

Texte : Mgr BECEL sauf dernier couplet (Jean-Luc BESCOND)

Musique : air traditionnel, partition dans PDF ci-dessous

 

1. Ô bienheureux saint Vincent,

Protecteur doux et puissant,

Sauvez-nous comme nos pères.

Nous voulons, jeunes et vieux,

Malgré toutes nos misères,

Parvenir un jour aux cieux.

 

2. L’heure où l’Ange gardien

Du royaume très chrétien

Vous arrachait à l’Espagne,

Qui pleurait votre départ

Le démon dans la Bretagne

Déployait son étendard.

 

3. L’Eglise de tous côtés

Rencontrait des révoltés.

Leur apostasie altière,

Signe des maux à venir

Ebranlait l’Europe entière :

Qu’allait-elle devenir !

 

4. Déjà vos travaux divers,

Etonnaient tout l’univers,

Saint, docteur et thaumaturge,

Vous passiez faisant le Bien,

Vainement l’Enfer s’insurge :

Votre zèle ne craint rien.

 

5. Vous veniez dans nos cantons

Chez les fils des vieux Bretons.

L’enfance avec la vieillesse

Accourait à votre appel ;

Toute une foule en liesse

Entourait l’élu du Ciel.

 

6. On croit surprendre parfois

Un écho de votre voix

Sur notre place des Lices,

Où des milliers de pécheurs

Ecoutaient avec délices

L’Ange des Frères-Prêcheurs.  

 

7. De Nantes jusqu’à Tréguier,

Evangélique ouvrier,

On vous vit plein d’un saint zèle,

Prêcher, prier et bénir ;

Puis dans la cité fidèle,

Vous revîntes pour mourir.  

 

8. En leur faisant vos adieux,

Vous disiez à vos aïeux :

« Si vous me restez fidèles,

Vous et tous vos descendants,

Je couvrirai de mes ailes

Les pères et les enfants ».

 

9. Aussitôt que votre mort

Eut assuré votre sort,

Que la douleur fut profonde !

Que de pleurs on vit couler !

Les petits, les grands du monde

Ne pouvaient se consoler.

 

10. Les prêtres et les soldats,

Les bourgeois, les magistrats,

Firent de vos funérailles

Un triomphe, et, désormais,

Rien même après les batailles,

N’y ressemblera jamais.  

 

11. Vos os, précieux trésor,

Chez nous reposent encor.

Les habitants de Valence

Voulaient nous les enlever ;

Grâce à notre vigilance,

Ils ne purent les trouver.

 

12. Depuis bientôt six cents ans,

Nobles, bourgeois, paysans,

Travailleurs de toute classe,

Pénétrés de vos bienfaits,

Environnent votre châsse ;

Vous agréez leurs souhaits.

 

13. Brûlant d’un zèle nouveau,

Nous gardons votre tombeau

Espérons que, d’âge en âge,

Avec grande piété

On vénérera l’image

Du Patron de la Cité !

 

14. Les dangers de notre foi

Chez nous ont jeté l’effroi.

Mais nous saurons la défendre,

Comptant sur votre secours ;

Et, plutôt que de nous rendre,

Nous voulons lutter toujours.

 

15. Vous êtes venu de Valence,

Ranimer notre espérance.

Et parcourant la Bretagne,

Vous êtes venu jusqu'à Vannes,

Evangéliser les nôtres,

Vous, l'infatigable apôtre !

 

 

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