Saint Vincent Ferrier

Poème à saint Vincent

O combien de saints ton amour a-t-il suscité, Seigneur !
Regarde ton apôtre de la Bretagne,
SaintVincent Ferrier, qui crie vers le ciel.
Il est venu de Valence, la fière Aragonaise,
Pour te réveiller, Royaume de Nominoë,
Bretagne, la belle Celte endormie !

D'un baiser tu commences à la réveiller.
Comme les vagues frappent le rivage, sa voix résonne et fait écho dans la campagne,
Elle passe à travers vallées et collines.
Un enchantement intemporel,
Stupeur, les peuples Celtes comprennent dans leur propre langage !

Leurs sabots claquent à sa suite,
C'est une marée qui se lève,
Elle reconnaît ses iniquités et se met à suivre Vincent, l'homme de Dieu, fragile en apparence,
Le Grand "Légat du Christ" de ville en ville,
De procession en procession, comme un sillon.

O Bretons, ne perdez pas votre âmes, elle a coûté si cher au précieux sang de Jésus !
Vincent, lorsque ta voix a tonné de Nantes à Vannes,
C'est pour annoncer que "l'ange du Seigneur" arrive pour marquer les tiens du sceau de Dieu !

Réveille-toi, ô Bretagne !
Les ennemis insensés sont prêts à déferler sur la quiétude,
Des grèves sablonneuses aux campagnes verdoyantes,
Retourne les yeux baignés de larmes vers sainte Anne.

Elle t'attend à Auray avec ton Roi !
Annoncé par toi, Vincent, le digne successeur de la lignée de David !
Retourne à la foi de tes pères,
Les yeux rivés sur l'hostie et les genoux pliés ! 

                                                                                  Pascale Nouaille-Degorce


Tous les chants